Lancement d'une expérimentation de parcours des patients insuffisants cardiaques sévères à l'AP-HP

Publié le mercredi 8 janvier 2020
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PARIS, 7 janvier 2020 (APMnews) - Une expérimentation "article 51" de parcours des patients insuffisants cardiaques sévères sur cinq groupements hospitaliers universitaires (GHU) de l'Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP) a été autorisée à partir du 30 décembre 2019 pour quatre ans par arrêté de l'agence régionale de santé (ARS) Ile-de-France.

Les GHU concernés sont AP-HP Centre-Université de Paris, AP-HP Sorbonne Université, AP-HP Nord-Université de Paris, AP-HP Université Paris Saclay et AP-HP Hôpitaux universitaires Henri-Mondor.

Le projet repose sur une nouvelle organisation comportant:

  • la structuration d'une cellule d'expertise et de coordination pour l'insuffisance cardiaque sévère (CECICS), dispositif "coopératif, pluri-professionnel", assurant la coordination, la télésurveillance et l'optimisation thérapeutique. Sa mission est d'assurer la prise en charge coordonnée des patients entre les professionnels de santé de ville et les professionnels hospitaliers, pour permettre le maintien à domicile des patients suivis.
  • la mise en oeuvre de différents modules de prise en charge visant à lever les principales difficultés actuelles, adaptés à chaque patient
  • le développement du maillage territorial avec les acteurs hospitaliers
  • le développement de la coopération avec la médecine de ville, notamment via les communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) et les dispositifs d'appui à la coordination (DAC).

L'un des objectifs est de diminuer le nombre annuel de jours cumulés d'hospitalisation conventionnelle pour insuffisance cardiaque, avec l'"hypothèse d'une cible ambitieuse de -20%". Les bénéfices attendus sont également l'amélioration de la survie et de la qualité de vie.

L'expérimentation pourrait concerner près de 5.000 patients suivis annuellement cumulés sur quatre ans.

Le modèle économique repose sur un forfait par patient pour chacune des trois catégories de patients identifiées ("très sévères", "sévères" et "instables"), en complément du forfait Etapes de télésurveillance médicale et éducation du patient dans le suivi de l'insuffisance cardiaque, et sur un forfait industriel pour la solution technique de télésurveillance.

Pour un financement par le fonds de l'innovation en santé (Fiss) de 2,4 millions d'euros et par Etapes de 4,4 millions d'euros, le gain estimé sur les quatre ans est de 2,5 millions d'euros, compte tenu de la réduction des hospitalisations, selon le cahier des charges.

Source: APMnews

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