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Risque hémorragique accru avec un traitement antithrombotique au long cours après un AVC chez les patients jeunes

Publié le vendredi 9 octobre 2026

Chez les patients jeunes, un traitement antithrombotique après un accident vasculaire cérébral (AVC) ischémique est associé à long terme à un risque hémorragique accru, selon une étude néerlandaise publiée dans JAMA Network Open.

Les AVC ischémiques ont augmenté chez les adultes jeunes au cours des dernières décennies partout dans le monde, d'où un besoin d'optimiser la prévention primaire mais aussi secondaire, expliquent rappellent la Dr Anne Rasing du Centre médical universitaire Radboud à Nimègue et ses collègues.

Le traitement antithrombotique, que ce soit par agent anti-agrégant plaquettaire ou anticoagulant, constitue la pierre angulaire de la prévention secondaire après un premier AVC ischémique. Mais leur usage à long terme augmente le risque d'hémorragie. Or, des patients jeunes vont en prendre de manière prolongée.

Comme cette stratégie thérapeutique repose sur des essais cliniques menés principalement chez des patients âgés, les chercheurs ont évalué le risque hémorragique cumulé dans une cohorte prospective de patients jeunes suivis après un tout premier AVC ischémique ou accident ischémique transitoire (AIT).

L'analyse a porté sur 1.226 patients inclus dans cette cohorte ODYSSEY, pris en charge dans 17 hôpitaux des Pays-Bas pour un AVC ou un AIT survenu à 44 ans en médiane puis suivis 4,2 ans en médiane.

Ils étaient 91,9 % à avoir reçu un traitement anti-agrégant plaquettaire, 5,1 % un anticoagulant oral et 2,4 % une héparine à faible poids moléculaire. Aucun traitement antithrombotique n'a été initié pour huit patients.

Au cours du suivi, au moins un événement hémorragique est survenu chez 129 patients, soit un risque cumulé sur cinq ans de 10,7 % et un taux annualisé de 2,5 événements pour 100 patients-années.

L'analyse montre que le risque hémorragique cumulé sur six ans était de 14,7 % chez les patients sous anti-agrégant plaquettaire, ce qui excédait le risque de récidive d'événement vasculaire, de 12,9 %, et de respectivement 24 % vs 23,6 % chez les patients sous anticoagulant oral.

En analyse multivariée, seul le traitement anticoagulant oral restait associé de manière significative sur le plan statistique au risque hémorragique, avec un hazard ratio (HR) de 3,1. Les autres facteurs de risque identifiés étaient le sexe féminin et les AVC de type cardio-embolique.

Dans cette étude de cohorte, le risque hémorragique cumulé à cinq ans chez les patients jeunes sous antithrombotique en prévention secondaire d'un AVC ischémique était de 10,7 %, sans déclin au cours du temps, concluent les chercheurs.

Ces résultats soulignent l'importance de reconnaître le risque hémorragique associé à un traitement antithrombotique au long cours chez les patients jeunes ayant eu un AVC, ajoutent-ils.

(JAMA Network Open, publication en ligne du 30 septembre)

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