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Petit effet inattendu des inhibiteurs du SGLT2 sur les constantes sanguines (méta-analyse)

Publié le jeudi 29 octobre 2026

La prise d'inhibiteurs du SGLT2 a été associée à une augmentation légère mais significative de la concentration sanguine en hémoglobine et de l'hématocrite, dans une méta-analyse présentée à la Kidney Week 2026, congrès de l'American Society of Nephrology (ASN), à Denver.

Cette méta-analyse présentée par Michele Eisenga du CHU de Groningue (Pays-Bas) a été simultanément publiée dans le Journal of the American Medical Association (JAMA).

Elle a été réalisée grâce aux données de 85 essais cliniques randomisés ayant inclus plus de 70.000 patients concernés par une maladie cardiovasculaire, du diabète, une insuffisance cardiaque et/ou une maladie rénale chronique.

Sur un suivi médian de six mois, les inhibiteurs du SGLT2 ont été associés à une hausse de la concentration en hémoglobine de 5,5 g/L et de l'hématocrite de 2,2 points, pour des valeurs initiales moyennes de 136 g/L et de 41,5 %.

Par ailleurs, ont aussi été mesurées des hausses de la concentration en érythropoïétine (EPO) de 2,35 UI/L et de la concentration en globules rouges de 230 millions de cellules par litre, tandis que la concentration en ferritine a en moyenne baissé de 19,8 µg/L et que la saturation en transferrine a diminué de 2,2 points.

Pour les auteurs, ces changements sont "petits et de significativité clinique incertaine". Ils rappellent qu'en comparaison, les agents stimulant l'érythropoïèse utilisés contre l'anémie provoquent des hausses de l'hématocrite de cinq à 11 points.

Ils notent de plus une certaine hétérogénéité entre les études et selon la pathologie des patients.

Mais "il y a de bonnes raisons de croire que ces gains modestes […] pourraient participer au traitement de l'anémie", commentent Kai-Uwe Eckardt de l'hôpital universitaire de la Charité à Berlin et Mark Koury de l'université Vanderbilt à Nashville (Tennessee), qui parlent d'un "bénéfice supplémentaire constant" dans un éditorial publié conjointement par le JAMA.

Ils soulignent notamment que "cet effet inattendu des inhibiteurs du SGLT2 apparaît être constant entre les différentes molécules de cette classe et entre les différentes indications thérapeutiques".

De leur côté, les auteurs suggèrent aussi que ces observations "pourraient expliquer l'amélioration de la qualité de vie qui a été associée aux inhibiteurs du SGLT2 chez des patients atteints d'insuffisance cardiaque et de maladie rénale chronique". Mais ils pourraient augmenter le risque d'événements thromboemboliques chez les patients avec des constantes initiales élevées.

(JAMA, publication en ligne du 24 octobre et éditorial)

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