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Fibrillation atriale et hémorragie cérébrale : moins d'AVC ischémiques avec l'anticoagulation orale directe sans risque hémorragique
Publié le mercredi 4 novembre 2026
Chez les patients avec une fibrillation atriale et des antécédents d'hémorragie cérébrale, les anticoagulants oraux directs (AOD) sont associés à des risques réduits d'accident vasculaire cérébral (AVC) ischémique et de décès, sans augmenter le risque d'hémorragie cérébrale, selon une étude finlandaise.
La prise en charge des patients avec une fibrillation atriale nouvellement diagnostiquée est complexe lorsqu'ils ont des antécédents d'hémorragie cérébrale puisqu'ils sont à risque de récidive et aussi d'AVC ischémique. Une anticoagulation orale est recommandée chez des patients bien sélectionnés, mais le choix du traitement repose sur des données limitées, rappellent Paula Tiili de l'hôpital universitaire d'Helsinki et ses collègues dans Neurology.
Pour essayer d'y voir plus clair, ils ont utilisé les données de registres nationaux pour comparer les risques d'hémorragie cérébrale, d'AVC ischémique et de décès chez des patients à risque élevé, exposés à différents traitements anticoagulants.
L'analyse a porté sur 1.502 patients (78 ans en médiane) diagnostiqués avec une fibrillation atriale entre 2010 et 2018, ayant fait une hémorragie cérébrale au moins dans les quatre mois précédents (41 % d'origine traumatique).
Ils étaient 15 % à avoir reçu ensuite des anticoagulants oraux directs (AOD), 29 % de la warfarine et 56 % aucun anticoagulant oral et ont été suivis sur respectivement 1,14 an, 2 ans et 1,48 an en médiane.
Au cours du suivi, une nouvelle hémorragie cérébrale est survenue chez 45 patients, un AVC ischémique chez 57 et un décès d'une autre cause chez 257.
L'analyse ajustée des données montre que, par rapport à l'absence de traitement anticoagulant, la prise d'AOD était associée à une réduction statistiquement significative des risques d'AVC ischémique et de décès, avec un hazard ratio (HR) de respectivement 0,17 et 0,20, sans augmentation du risque d'hémorragie cérébrale (HR de 0,70 mais non significatif).
La warfarine était également associée à une diminution des risques d'AVC ischémique et de décès (HR de 0,49 et de 0,60 respectivement) mais à un risque accru de récidive hémorragique (HR de 1,85).
Ces résultats suggèrent que chez les patients avec des antécédents d'hémorragie cérébrale, une anticoagulation orale directe pour traiter une fibrillation atriale nouvellement diagnostiquée semble plus sûre que la warfarine, concluent les chercheurs.
Des essais cliniques randomisés doivent être menés pour optimiser les stratégies d'anticoagulation dans cette population à risque, ajoutent-ils.
(Neurology, publication en ligne du 21 octobre)
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