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Survie plus élevée avec une température maximale dans la fenêtre normothermique après réanimation d'arrêt cardiaque intrahospitalier

Publié le jeudi 17 septembre 2026

Une température corporelle maximale comprise entre 36,8 °C et 37,3 °C dans les 24 heures après la réanimation d'un arrêt cardiaque intra-hospitalier est associée aux meilleurs taux de survie, chez les patients ne recevant pas d'hypothermie thérapeutique, selon une étude américaine publiée dans le Journal of the American Heart Association (JAHA).

La prise en charge post-réanimation d'un arrêt cardiaque repose principalement sur l'évitement de la fièvre, une recommandation reposant sur des études datant de plus de 20 ans et ayant porté principalement sur des arrêts cardiaques extra-hospitaliers, qui ont montré que les patients ayant une température post-réanimation plus élevée survivaient moins, rappellent Omar Cantu-Martinez du Saint Luke's Mild American Heart Institute à Kansas City (Missouri) et ses collègues.

Peu de données existent en revanche sur l'association entre température post-réanimation et survie après réanimation d'arrêt cardiaque intra-hospitalier. Or dans cette situation, la réanimation est réalisée plus rapidement qu'en extrahospitalier et cela peut entraîner moins de lésions cérébrales anoxiques. Ces patients sont en outre plus susceptibles de présenter des facteurs médicaux aigus ayant précipité leur arrêt cardiaque, et aussi de présenter un rythme non choquable, expliquent les auteurs.

L'association entre survie et température post-réanimation pourrait donc être différente de celle de l'arrêt cardiaque extrahospitalier. La plupart des patients en intrahospitalier ne reçoivent pas d'hypothermie thérapeutique en routine après réanimation de leur arrêt cardiaque, soulignent les auteurs.

Parmi 36.514 patients réanimés présentant un retour de la circulation spontanée, la température médiane maximale au cours des 24 heures post-réanimation était de 37,2 °C. Les deux tiers ont survécu jusqu'à la sortie d'hôpital et 57,0 % avaient une évolution neurologique favorable. Les patients ont été répartis dans des groupes de température corporelle maximale observée dans les 24 heures post-réanimation, par tranche d'un demi-degré Celsius.

Le taux de survie le plus élevé (72,7 %) était observé pour une température maximale comprise entre 36,8 °C et moins de 37,3 °C.

L'association entre température maximale post-réanimation et taux de survie était en forme de U inversé. Les moins bons taux de survie étaient associés aux températures extrêmes : 48,4 % de survie pour une température maximale inférieure à 36,3 °C et 51,5 % de survie avec une température maximale supérieure ou égale à 38,8 °C.

Une association similaire était observée entre température maximale post-réanimation et survie avec une évolution neurologique favorable.

"Ces résultats fournissent la première description de l'histoire naturelle de la température post-réanimation dans l'arrêt cardiaque intra-hospitalier et suggèrent que la normothermie est associée à la survie la plus élevée par rapport à des gammes de température plus élevées ou moins élevées", concluent les auteurs.

Ils soulignent que ces résultats renforcent l'importance de prévenir l'hyperthermie, mais ne permettent pas d'établir si une intervention active pour corriger l'hypothermie spontanée ou pour cibler une fenêtre normothermique spécifique améliore la survie. Cela nécessite des études supplémentaires, notamment des essais randomisés, ajoutent-ils.
(JAHA, publication en ligne du 20 août)

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