Risque réduit d'hospitalisation pour insuffisance cardiaque avec les agonistes du GLP-1 par rapport aux inhibiteurs de DPP-4

Publié le mercredi 1 avril 2026

Les agonistes du GLP-1 sont associés à une réduction du risque d'hospitalisation pour insuffisance cardiaque par rapport aux inhibiteurs de DPP-4, et à un risque similaire aux inhibiteurs de SGLT-2, chez les patients diabétiques de type 2, selon une étude en conditions de vie réelle publiée dans Circulation.

La prévention primaire et secondaire de l'insuffisance cardiaque est nécessaire chez les diabétiques de type 2, deux fois plus à risque de développer cette pathologie cardiaque que les non-diabétiques. Les agonistes du GLP-1 ont montré leur efficacité pour réduire le risque d'évènements cardiovasculaires majeurs, de mortalité de toute cause et le risque rénal chez les diabétiques de type 2, mais les résultats d'essais cliniques sur l'insuffisance cardiaque sont contradictoires, rappellent Yang Xu de l'université de Pékin et ses collègues.

Ils ont tenté de démêler cela en ayant recours à des études observationnelles, en vie réelle, permettant aussi la comparaison des analogues du GLP-1 avec d'autres traitements recommandés plutôt qu'un placebo. Pour cela, ils ont réalisé deux essais cibles émulés, à partir des données de santé de la population de Stockholm, portant chacun sur plus de 30.000 patients, comparant les agonistes du GLP-1 aux inhibiteurs de la DPP-4 dans l'un et aux inhibiteurs de SGLT-2 dans l'autre.

Le risque d'hospitalisation pour insuffisance cardiaque à trois ans était significativement plus faible chez les patients ayant débuté un traitement par agoniste du GLP-1 par rapport aux inhibiteurs de DPP-4 (3,4% contre 4,3%), soit un risque relatif approché (hazard ratio, HR) pondéré par l'inverse de la probabilité de traitement (IPTW) réduit de 23%.

Par rapport aux inhibiteurs de SGLT-2, le risque d'hospitalisation pour insuffisance cardiaque avec les agonistes du GLP-1 était similaire (3,6% contre 3,3%), avec un HR pondéré de 1,02.

Les effets des analogues du GLP-1 étaient observés aussi bien avec le liraglutide qu'avec le sémaglutide, avec une réduction du risque d'hospitalisation pour insuffisance cardiaque respectivement de 23% et 41% par rapport aux inhibiteurs de DPP-4, et un risque similaire par rapport aux inhibiteurs de SGLT-2 (HR = 0,94 et 0,80, non significatifs, respectivement).

Ces résultats étaient observés dans la plupart des sous-groupes, avec ou sans antécédent d'insuffisance cardiaque notamment. La différence de risque entre analogues du GLP-1 et inhibiteurs du DPP-4 était plus grande chez les patients ayant un risque d'insuffisance cardiaque prédit au départ plus élevé.

"Ces résultats en vie réelle suggèrent que les agonistes du GLP-1 peuvent être considérés comme une autre option thérapeutique que les inhibiteurs du SGLT-2 pour réduire le risque d'hospitalisation pour insuffisance cardiaque chez les patients ayant un diabète de type 2, avec ou sans insuffisance cardiaque établie, ce qui doit être confirmé dans des essais randomisés contrôlés", concluent les auteurs.

(Circulation, publication en ligne du 24 février)

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