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Le SMOP (ex SOPK) avec hyperandrogénie associé à un risque fortement accru d'hypertension et de dyslipidémie
Publié le jeudi 11 juin 2026
Les femmes atteintes de syndrome des ovaires polykystiques (SOPK, désormais renommé syndrome métabolique, ovarien et polyendocrinien, SMOP) avec hyperandrogénie présentent un risque d'hypertension artérielle et de dyslipidémie fortement accru à long terme, indépendamment du poids, selon une étude suédoise publiée dans Human Reproduction.
Le SMOP (ex SOPK) est un facteur de risque établi d'insulinorésistance et de syndrome métabolique, mais il existe peu de données montrant qu'il est aussi associé au risque d'hypertension artérielle et de dyslipidémie indépendamment du poids.
Sofia Persson de l'université d'Uppsala et ses collègues ont mené une étude de cohorte à partir des données de plusieurs registres nationaux suédois (patients, prescriptions médicamenteuses, naissances, causes de décès, population et éducation).
Au total, 50.969 femmes atteintes de SMOP enregistrées dans le registre des patients entre le 1ᵉʳ janvier 1997 et le 31 décembre 2016 et 246.246 contrôles appariées ont été suivies pendant une durée pouvant atteindre 20 ans.
Les femmes atteintes de SMOP présentaient un risque plus que doublé de développer une hypertension artérielle par rapport aux femmes sans SMOP (hazard ratio ajusté sur l'obésité -HRa- à 2,2).
Chez les femmes avec un phénotype hyperandrogénique, le risque était multiplié par plus de 5 (HRa à 5,5).
Le SMOP est également apparu associé à un risque triplé de dyslipidémie (HRa à 3). Ce risque était multiplié par plus de 7 pour les femmes présentant le phénotype hyperandrogénique (HRa à 7,8).
Ces résultats montrent que le SMOP n'est pas uniquement un trouble reproductif et qu'il est aussi un "facteur de risque cardiovasculaire majeur", nécessitant une évaluation précoce du risque cardiovasculaire dans cette population ainsi que des stratégies spécifiques de prévention et de prise en charge, concluent les chercheurs.
Pour eux, il faudrait mener des essais cliniques afin d'évaluer si chez les femmes atteintes de SMOP, un dépistage précoce et/ou un traitement prophylactique, notamment par hypolipémiants, antihypertenseurs ou anticoagulants, pourrait prévenir la survenue ultérieure d'événements cardiovasculaires tels qu'un infarctus du myocarde ou un accident vasculaire cérébral.
(Human Reproduction, publication en ligne du 12 mai)
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