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Hémorragie cérébrale : l'effet du traitement antihypertenseur varie selon la localisation de l'hématome

Publié le jeudi 29 octobre 2026

Chez des patients avec une hémorragie intracérébrale, le traitement à la phase aiguë par réduction intensive de la pression artérielle semble avoir un bénéfice lorsque l'hématome est situé en profondeur, suggère une étude internationale.

La réduction précoce et intensive de la pression artérielle a démontré son utilité pour améliorer la récupération fonctionnelle après une hémorragie cérébrale aiguë. Cependant, son efficacité pourrait varier selon la localisation de l'hématome, une hypothèse biologiquement pertinente, expliquent Xinwen Ren de l'University of New South Wales à Sydney et ses collègues dans Neurology.

Afin de déterminer s'il existe une hétérogénéité du traitement antihypertenseur en fonction de la localisation de l'hématome, ils ont mené une analyse groupée des données individuelles de 11.288 patients ayant participé à cinq essais cliniques internationaux (série INTERACT 1 à 4 et ATTACH-II) qui ont évalué de manière randomisée en ouvert la réduction intensive de la pression artérielle.

L'analyse a porté sur le risque de décès ou de handicap (score mRS de 3-6 points) à trois ou six mois selon que les patients avaient une hémorragie au niveau lobaire (10,1 %), un hématome profond (81,5 %) ou infratentoriel (8,4 %).

Il apparaît que le traitement antihypertenseur intensif était significativement supérieur à la prise en charge habituelle lorsque l'hématome était profond, avec un odds ratio (OR) de 0,81, alors que le bénéfice n'était pas clair lorsque l'hématome était lobaire ou infratentoriel.

Les résultats pour les critères secondaires allaient dans le même sens, avec notamment un risque de handicap (score mRS de 3-5 points) significativement réduit avec le traitement antihypertenseur uniquement en cas d'hémorragie cérébrale dans une zone profonde, avec un OR de 0,84, ainsi que pour le risque de décès examiné de manière isolée, avec un OR de 0,77.

Ces résultats peuvent contribuer à orienter la prise en charge des patients et éclairer la conception de futurs essais évaluant une intervention précoce chez les patients les plus susceptibles d'en bénéficier.

(Neurology, publication en ligne du 8 octobre)

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