1 minute de lecture
Après un épisode hémorragique sous AOD, mieux vaut rester/passer sous apixaban
Publié le jeudi 26 février 2026
Après un épisode hémorragique survenu sous rivaroxaban ou sous apixaban chez les patients ayant une fibrillation atriale, l'évolution apparaît meilleure en cas de passage à l'apixaban ou de maintien de ce dernier, plutôt que de rester sous rivaroxaban ou passer à ce dernier, selon une étude internationale publiée dans le Journal of the American Heart Association (JAHA).
Si des différences d'efficacité et de sécurité ont été montrées entre les différents anticoagulants oraux directs (AOD) utilisés dans la fibrillation atriale pour réduire le risque d'accident vasculaire cérébral (AVC) et d'embolie systémique, il existe peu de données sur les décisions thérapeutiques et leurs conséquences chez les patients ayant eu un épisode hémorragique sous AOD, soulignent Gregory Lip de l'université de Liverpool (Royaume-Uni) et ses collègues.
Dans une étude rétrospective observationnelle réalisée à partir de dossiers médicaux provenant d'une base de données américaine, ils ont identifié les patients adultes atteints de fibrillation atriale non valvulaire qui ont débuté un traitement par AOD, et ont eu ultérieurement un épisode hémorragique alors qu'ils prenaient ce traitement, entre 2012 et 2024.
Ils ont comparé, après appariement en fonction d'un score de propension, parmi les initiateurs d'apixaban (Eliquis*, Pfizer/Bristol Myers Squibb, BMS), 408 patients passés au rivaroxaban (Xarelto*, Bayer/Johnson & Johnson, J&J) dans les 90 jours après l'hémorragie à 2.040 patients restés sous apixaban, et parmi les initiateurs de rivaroxaban, 901 patients passés à l'apixaban dans les 90 jours après l'hémorragie à 4.505 patients restés sous rivaroxaban.
Par rapport aux patients restés sous apixaban après l'hémorragie, ceux qui sont passés de l'apixaban au rivaroxaban avaient par la suite un risque significativement plus élevé de 69% d'hémorragie majeure tandis que le risque d'AVC/embolie systémique était similaire.
Chez les patients initialement sous rivaroxaban, passer sous apixaban après l'hémorragie était associé à une réduction significative du risque d'hémorragie majeure de 35%, le risque d'AVC/embolie systémique étant là encore similaire.
"Ces résultats suggèrent que le choix de l'AOD après un évènement hémorragique peut affecter le résultat du traitement chez les patients ayant une fibrillation atriale", concluent les auteurs.
(JAHA, publication en ligne du 19 janvier)
Dans la même thématique
Articles les plus lus
La détection d'une fibrillation atriale quadruplée avec une montre connectée
Publié le 5 février 2026
Fibrillation atriale et obésité: un GLP-1 serait préférable à la chirurgie bariatrique après une ablation
Publié le mercredi 18 février 2026
