Les anti-PCSK9 peuvent réduire de 50% à 1 an le risque thromboembolique !

Publié le dimanche 29 mars 2020
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Auteur :
Pr Albert Hagège
Chef du département de Cardiologie, HEGP, Paris

D’après la présentation de Nicholas A. MARSTON, Boston, USA durant l’ACC/WCC.20

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ACC 2020

Le lien entre hypercholestérolémie et risque de maladie thromboembolique veineuse (MTEV) a été suggéré. Cette analyse post-hoc de l'essai FOURIER a étudié l’effet de l'évolocumab sur le risque de MTEV (thrombose veineuse profonde ou embolie pulmonaire), puis les données de FOURIER et ODYSSEY OUTCOMES (avec l’alirocumab) ont fait l’objet d’une méta-analyse centrée sur le risque de MTEV.

Résultats

Dans FOURIER, la risque de MTEV était réduit sous évolocumab (HR = 0,71, IC 95 % 0,50-1,00, p = 0,05), sans effet significatif à 1 an, mais significativement au-delà (HR = 0,54 [0,33-0,88], p = 0,014). La méta-analyse montre une réduction de 31 % du risque relatif de MTEV sous anti-PCSK9 (HR = 0,69 [0,53-0,90], p = 0,007). Il n'y avait aucune corrélation entre les taux de base de LDL-C et l'ampleur de la réduction du risque de MTEV. En revanche, chez les patients avec des taux de Lp(a) de départ élevés, l’évolocumab réduit la Lp(a) de 33 nmol/L et le risque de MTEV de 48 % (HR = 0,52 [0,30-0,89], p = 0,017), alors que en cas de taux bas, il n’a aucun effet sur le risque. On note une interaction significative entre la concentration de Lp(a) de base et l'ampleur de la réduction du risque de MTEV (p = 0,04).

Conclusions

Les anti-PCSK9 réduisent considérablement le risque de MTEV, probablement via la réduction de la Lp(a).

 

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