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Intérêt d'une IA pour détecter les calcifications aortiques sur les images de scanner thoracique
Publié le jeudi 5 novembre 2026
Une intelligence artificielle (IA) pourrait avoir un intérêt pour détecter, sur les images de scanner thoracique, la présence de calcifications aortiques et ainsi aider à dépister des cas méconnus de sténose aortique, suggère une étude présentée au congrès TCT 2026 à San Diego et publiée par JACC : Advances.
La calcification de la valve aortique est un événement précoce du processus qui conduira à une sclérose, puis une sténose de la valve, rappellent Ofir Koren du Smidt Heart Institute à Los Angeles et ses collègues.
On pourrait profiter de très nombreux scanners thoraciques qui sont réalisés pour des indications non cardiaques -par exemple pour le dépistage du cancer du poumon-, dont les images incluent souvent la valve aortique, pour regarder s'il y a une calcification de la valve. Ce qui conduirait à des investigations supplémentaires pour définir la gravité de l'atteinte valvulaire et soit envisager un traitement, soit surveiller.
Toutefois, cette évaluation peut être techniquement difficile. D'où l'intérêt potentiel d'utiliser une IA pour réaliser de façon automatique et systématique une évaluation de la valve aortique.
Dans leur étude, ils ont étudié rétrospectivement 511 résultats de scanner thoracique chez des personnes de 50 ans ou plus, avec parallèlement une évaluation humaine et une évaluation par une IA.
Parmi 440 résultats de scanners analysables par l'IA (car 11,3 % n'ont pas pu être analysés par le système), une évaluation humaine a détecté une calcification de la valve aortique chez 172 patients, soit près de 39,1 %.
Mais seulement 27 cas (soit 15,7 %) avaient été explicitement documentés par les radiologues ayant analysé ces résultats de scanners -qui étaient réalisés pour d'autres causes, rappelle-t-on.
Quant à l'IA, elle a identifié 169 cas de calcification aortique sur les 172 (soit 98,3 %). Notamment, elle a détecté 142 des 145 cas qui n'avaient pas été identifiés par les radiologues lors de l'analyse initiale.
Il faut toutefois noter que sur les 86 cas qui ont fait l'objet d'une échocardiographie, pour 76 patients, soit 88,4 % d'entre eux, la sténose aortique était considérée comme non significative.
Il y avait 4,7 % de sténose légère, 5,8 % de sténose modérée et 1,2 % de sténose sévère. Ainsi, 11,6 % des patients chez qui une calcification de la valve aortique était détectée par l'IA présentaient une sténose nécessitant, au minimum, une surveillance.
Ces résultats sont une première étape. Il faudra définir plus précisément dans de nouveaux travaux quel niveau de calcification justifie de faire une échocardiographie puis quelle est la conduite à tenir en fonction des résultats. In fine, il faudra démontrer que ces détections plus précoces de sténose aortique améliorent la prise en charge, commentent les auteurs.
(JACC : Advances, publication en ligne du 31 octobre)
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