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Après une intervention coronaire, trois mois de bithérapie sont préférables à un mois chez les patients à risque hémorragique
Publié le mercredi 24 juin 2026
Chez les patients ayant eu une intervention coronaire percutanée et qui sont à haut risque hémorragique, on peut réduire de façon sûre la durée de bithérapie anti-agrégante à trois mois, mais pas à seulement un mois, selon une méta-analyse publiée par le JAMA Cardiology qui permet de clarifier un sujet débattu depuis longtemps.
Après une intervention coronaire percutanée, le risque d'événement cardiovasculaire ischémique majeur est maximal dans les premiers mois puis diminue ensuite, alors que le risque hémorragique reste stable. Sur cette base, plusieurs essais cliniques ont montré la possibilité de réduire la durée de la bithérapie anti-agrégante chez les patients à risque hémorragique, afin d'en conserver le bénéfice tout en diminuant le risque (une monothérapie anti-agrégante succédant à la bithérapie).
Néanmoins, la durée optimale du traitement raccourci reste incertaine, rappellent Andrea Zito de l'université catholique du Sacré-Cœur à Rome et ses collègues. Pour clarifier cette question, ils ont conduit une méta-analyse des essais randomisés publiés qui évaluaient des durées différentes, en se centrant sur les patients à haut risque.
Ils ont regroupé 14 essais sur un total de 11.398 à haut risque hémorragique.
Cette analyse montre que, par rapport à la durée standard de bithérapie (six à 12 mois), une durée de traitement raccourcie permet de diminuer de 24 % le risque de saignement majeur et de 29 % le risque de saignement non majeur mais cliniquement significatif, et cela sans augmenter le risque d'événement cardiovasculaire majeur.
Mais en comparant les durées courtes entre elles, les chercheurs ont noté que, par rapport à trois mois de bithérapie, réduire encore plus, à seulement un mois, était associé à une augmentation de 28 % du risque d'événement cardiovasculaire majeur.
Ce surrisque d'événement n'était toutefois pas statistiquement significatif.
Il reste donc une petite incertitude sur la sécurité d'une réduction de la durée de bithérapie à seulement un mois. Les auteurs concluent qu'"au moins pour une durée de trois mois", le risque hémorragique est diminué sans que le risque ischémique soit modifié.
(JAMA Cardiology, publication en ligne du 24 juin)
