Les maladies du foie associées au risque de fibrillation atriale

Mis à jour le mardi 14 août 2018
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WASHINGTON, 6 août 2018 (APMnews) - Les maladies du foie sont associées au risque de fibrillation atriale (FA), d'autant plus élevé que l'atteinte hépatique est sévère, selon une étude rétrospective américaine publiée dans le Journal of the American Heart Association (JAHA).

Les maladies hépatiques peuvent affecter les peptides inflammatoires circulants et entraîner un dysfonctionnement du système autonome, créant un environnement pro-arythmique. Mais les études sur l'incidence et la prévalence de la fibrillation atriale chez les patients ayant une maladie hépatique sont rares et avec des résultats mitigés, soulignent William Huang de l'université de Californie à Los Angeles et ses collègues.

Leur analyse rétrospective a porté sur 1.727 patients évalués en vue d'une transplantation de foie. La prévalence de la fibrillation atriale était de 11,2% chez ces patients. Durant un suivi médian de 1,04 an, l'incidence de la fibrillation atriale a été de 8,5%.

La prévalence autant que l'incidence augmentaient avec la sévérité de la maladie hépatique, traduite par le score MELD (Model for End-Stage Liver Disease).

La prévalence de la fibrillation atriale variait de 3,7% dans le 1er quartile du score MELD (score de 1 à 10) à 20,2% dans le dernier quartile (score supérieur à 30).

Par rapport au 1er quartile MELD, le risque de développer une fibrillation atriale était multiplié par 2,73 dans le 2e quartile, par 5,17 dans le 3e quartile et par 9,33 dans le dernier quartile.

Cette étude a montré une association claire entre maladie hépatique et développement d'une fibrillation atriale, indépendamment des autres facteurs de risque de fibrillation atriale.

"Ce nouveau résultat suggère une interaction entre les changements inflammatoires et neuro-hormonaux de la pathologie hépatique et la pathogenèse de la fibrillation atriale", commentent les auteurs.

(JAHA, publication en ligne du 24 juillet)

Source : APM International

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