Moins de risque d'infarctus en cas de vaccination contre la grippe

Publié le dimanche 17 mars 2019
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Le congrès de l'American College of Cardiology (ACC) 2019

ACC 2019

WASHINGTON, 15 mars 2019 (APMnews) - La vaccination contre la grippe est associée à une réduction du risque d'angor instable et d'infarctus, confirme une large étude américaine dont les résultats ont été dévoilés en amont de leur présentation au congrès de l'American College of Cardiology (ACC) à La Nouvelle-Orléans, qui ouvre ses portes samedi.

De précédentes études ont suggéré qu'il y avait moins d'infarctus chez les personnes vaccinées contre la grippe. Cette nouvelle étude est la plus importante en taille à ce jour à évaluer cette association, souligne l'ACC dans un communiqué.

L'étude rétrospective a porté sur plus de 29,7 millions d'adultes issus d'une base de données américaine d'hospitalisations en 2014.

Mariam Khandaker de l'Icahn School of Medicine à New York et ses collègues ont d'une part, séparé les patients selon qu'ils avaient été ou non vaccinés contre la grippe cette même année, et d'autre part, ont analysé, dans chaque groupe, la proportion de patients hospitalisés pour un infarctus ou un angor instable.

Environ 2% des patients avaient été vaccinés contre la grippe.

La prévalence des infarctus et angors instables était de 4,4% chez les patients non vaccinés contre 3,4% chez les patients vaccinés, selon le résumé de la communication. Chez les patients vaccinés, il y avait 5.000 cas en moins d'infarctus que ce qui était attendu sans vaccination, selon le communiqué.

Après ajustement en fonction de l'âge, du sexe, de l'origine ethnique, du niveau socio-économique, de la catégorie d'assurance, de la taille, la localisation et le type d'hôpital, le risque d'infarctus était significativement réduit de 9% chez les patients vaccinés.

Ces résultats "suggèrent que la vaccination contre la grippe peut être utile comme mesure de prévention de l'infarctus", concluent les auteurs.

"Le vaccin contre la grippe devrait être envisagé en prévention primaire de l'infarctus, au même titre que le contrôle de la pression artérielle, du diabète et du cholestérol", ajoute Mariam Khandaker, dans le communiqué de l'ACC.

Source : APM News

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