Le risque de diabète de type 2 diminué avec la dapagliflozine

Publié le jeudi 18 juin 2020
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APM news

WASHINGTON, 15 juin 2020 (APMnews) - L'antidiabétique oral inhibiteur du SGLT2 dapagliflozine (Forxiga*, AstraZeneca) a diminué le risque de développer un diabète de type 2, dans l'étude randomisée DAPA-HF dont une nouvelle analyse a été présentée au congrès virtuel de l'American Diabetes Association (ADA).

Cette étude n'a pas été conçue dans ce but. DAPA-HF, présentée au congrès de l'European Society of Cardiology (ESC) à Paris en septembre 2019, évaluait l'intérêt de la dapagliflozine en traitement de l'insuffisance cardiaque. Elle a diminué de 26% les décès cardiovasculaires et les hospitalisations et consultations en urgence pour insuffisance cardiaque, rappelle-t-on. L'effet a été observé que les patients soient ou non diabétiques.

Profitant de cette étude pour s'intéresser à la possibilité que cet antidiabétique ait un bénéfice en prévention du diabète, les chercheurs se sont intéressés aux 55% de patients de l'étude qui n'étaient pas diabétiques au départ.

Silvio Inzucchi de la Yale University School of Medicine à New Haven a présenté ces résultats obtenus chez 2.605 patients qui avaient été randomisés entre la dapagliflozine et un placebo et ont été suivis durant une médiane de 18,2 mois.

La probabilité de nouveau diagnostic de diabète (défini par 2 mesures de l'hémoglobine glyquée supérieures à 6,5% lors de 2 examens consécutifs) a été réduite de 32%.

Il y a eu 7,1% de nouveaux diabètes chez les patients du groupe placebo contre seulement 4,9% dans le groupe dapagliflozine. Une différence de risque commençait à se faire jour dès 6 mois de traitement.

Presque tous les patients qui ont développé un diabète de type 2 (95,5%) avaient auparavant un prédiabète, défini par une HbA1c entre 5,7% et 6,4%. Ces patients avaient également en moyenne un indice de masse corporelle supérieur aux patients qui n'ont pas développé de diabète.

La mortalité de ces insuffisants cardiaques qui ont développé un diabète de type 2 était plus élevée de 70% par rapport aux autres patients, a noté le chercheur américain.

Source: APMnews

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