Le canakinumab réduit le risque cardiovasculaire chez l'insuffisant rénal : une analyse de l’étude CANTOS

Mis à jour le vendredi 16 mars 2018
dans
Late breaking trial ACC. 18

Les insuffisants rénaux sont à haut risque cardiovasculaire, sans avoir pour le moment une prise en charge spécifique, laissant la prise en charge de ses patients très difficiles.

L’inflammation chronique contribue à l’insuffisance rénale, notamment via l’activation de l’IL-β1 par l’inflammasome NLPR3 dans le rein. A partir de ces données, les investigateurs de l’essai CANTOS se sont proposés d’analyser le sous-groupe d’insuffisants rénaux modérés (DFG entre 30 et 60 nml/mn), car ceux ayant un DFG<30ml/mn étaient exclus de l’étude.

Pour rappel, CANTOS avait pour but d’étudier l’intérêt du canakinumab (vs placebo) à réduire l’inflammation et le risque cardiovasculaire chez plus de 10,000 patients en post-infarctus. L’objectif était non seulement de démontrer la réduction d’évènements cardiovasculaires dans ce sous-groupe, mais également le ralentissement de la dégradation de la fonction rénale, ainsi que la réduction de la protéinurie.

Ce sont 1 875 patients (19%) avec DFG de 30-60 ml/mn qui ont été inclus dans cette analyse. Les taux de mortalité et évènements cardiovasculaire étaient près du double chez les insuffisants rénaux. Par rapport au placebo, le canakinumab réduit les évènements cardiovasculaires de 18% (p=0.05), résultat semblable à celui noté chez les patients à fonction rénale normale. Par contre il n’y avait aucun effet sur l’aggravation du DFG) ou la microalbuminurie.

Par Victor Aboyans d'après la présentation de P. Ridker (Boston, USA)

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