La mortalité à long terme est plus élevée chez les femmes que chez les hommes après un pontage coronaire

Publié le lundi 16 septembre 2019
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WASHINGTON, 9 septembre 2019 (APMnews) - Les femmes présentent une mortalité à long terme plus élevée que les hommes après un pontage coronaire avec ou sans chirurgie valvulaire, selon une étude rétrospective canadienne parue dans le Journal of the American Heart Association (JAHA).

Amy Johnston de l’University of Ottawa Heart Institute (Canada) et ses collègues ont réalisé cette étude auprès de 72.824 patients ayant subi un pontage et/ou une chirurgie de la valve mitrale, aortique ou tricuspide entre 2008 et 2016. Un quart des patients étaient des femmes et le suivi médian était de 5 ans.

La mortalité à 30 jours était plus élevée chez les femmes que chez les hommes (2,7% contre 1,6%), de même que la mortalité à un an (6,2% contre 4,1%) ou à long terme (19% contre 14,8%).

Le taux de mortalité standardisé par rapport à l’âge était plus élevé pour les patients ayant subi en plus une chirurgie valvulaire par rapport aux patients ayant subi un pontage seul.

L’analyse par genre montre que les femmes ont un taux de mortalité standardisé plus élevé à long terme que les hommes, que ce soit après pontage seul (28,4 contre 23,6 pour 1.000 patients-années) ou combiné à une chirurgie monovalvulaire (58,2 contre 46,5 pour 1.000 patients-années).

La différence n’était pas statistiquement significative après pontage et chirurgies valvulaires multiples ou chirurgie valvulaire seule ou multiple sans pontage.

Les femmes subissant un pontage ou une chirurgie de la valve présentent un état plus fragile ou grave que leurs homologues masculins, avec un délai plus important au diagnostic et traitement, ce qui expliquerait ces résultats, notent les auteurs.

Une optimisation hémodynamique péri-opératoire et un suivi à long terme devraient être adaptés aux femmes les plus jeunes présentant des antécédents d’infarctus du myocarde ou d’angioplastie ainsi qu’aux hommes plus âgés présentant des antécédents de bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) et de dépression, recommandent les auteurs.

Etant donné les différences observées entre les femmes et les hommes qui se présentent avec une maladie coronaire et la faible performance des scores de risque chez les femmes, des recherches sont nécessaires pour valider de nouveaux modèles prédictifs de risque spécifiques à chaque genre chez les patients subissant une chirurgie cardiaque, concluent-ils.

Source : APMnews

Mots clés: Interventionnel Interventionnel

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