La metformine associée à moins de risque d'arythmie que d'autres classes d'antidiabétiques

Publié le jeudi 11 mars 2021
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APM news

WASHINGTON, 26 février 2021 (APMnews) - La metformine est associée à un moindre risque d'arythmies atriales que plusieurs autres classes d'antidiabétiques, et à un moindre risque d'arythmie ventriculaire que les sulfonylurées, selon une étude américaine publiée dans Circulation: Arrhythmia and Electrophysiology.

La metformine est l'antidiabétique généralement recommandé en première intention. Il a été montré qu'elle réduisait les complications cardiovasculaires chez les patients atteints de diabète de type 2, mais peu d'études ont évalué le risque d'arythmie atriale et ventriculaire sous metformine, et peu ont comparé différents traitements antidiabétiques entre eux, soulignent Anna Ostropolets du College of Physicians and Surgeons of Columbia University à New York.

A partir de la base de données médicale IBM MarketScan, ils ont comparé le risque d'arythmie chez les patients recevant différents antidiabétiques oraux, en ayant recours à un appariement des patients selon un score de propension.

Ont été pris en compte, outre la metformine, les traitements par sulfonylurées, thiazolidinediones, inhibiteurs de DPP4 et agonistes du récepteur du GLP-1. En monothérapie, cela représentait 190.180 patients sous metformine, 241.917 patients sous sulfonylurées, 99.050 patients sous inhibiteurs de DPP4, 88.258 patients sous thiazolidinediones et 26.380 patients sous agonistes du récepteur du GLP-1.

La metformine était associée à des risques réduits de tous les types d'arythmie par rapport aux sulfonylurées, la réduction la plus forte étant observée pour le risque de tachycardie/fibrillation ventriculaire (-34%).

Sous metformine, les risques de fibrillation atriale, de flutter atrial ou autre arythmie supraventriculaire, et de bradycardie, étaient significativement réduits par rapport aux inhibiteurs de DPP4, d'environ 10%.

Les risques de fibrillation atriale et de flutter atrial ou autre arythmie supraventriculaire étaient également significativement diminués sous metformine par rapport aux thiazolidinediones, de 14% et 9% respectivement.

Il n'y avait pas de différence entre metformine et agonistes du récepteur du GLP-1 sur les risques des différents types d'arythmie. Mais le nombre plus réduit de patients sous agonistes du récepteur du GLP-1 a pu être insuffisant pour permettre de détecter une différence, soulignent les auteurs.

Les combinaisons entre sulfonylurées et metformine étaient associées à un plus grand risque d'arythmie atriale (+20%)que les combinaisons d'inhibiteurs de DPP4 avec metformine. Les autres combinaisons avec la metformine ne montraient pas de différence de risque.

Source: APMnews

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