Initier une statine après une prothèse de hanche ou de genou est associé à moins de risque de reprise

Publié le jeudi 5 juillet 2018
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AMSTERDAM, 20 juin 2018 (APMnews) - L'initiation d'un traitement par statine dans les 5 ans suivant la pose d'une prothèse de hanche ou de genou est associée à un risque réduit de révision de la prothèse, selon une étude britannique présentée vendredi au congrès de l'European League Against Rheumatism (EULAR) à Amsterdam.

Des études expérimentales ont suggéré un effet bénéfique des statines sur l'os en favorisant la formation osseuse et en réduisant la résorption. Les statines ont également été associées à une meilleure force de l'interface os-implant, et pourraient aussi atténuer la réponse inflammatoire aux débris liés à l'usure, et par conséquent l'ostéolyse périprothétique, rappellent Michael Cook de l'université de Manchester et ses collègues dans le résumé de leur communication.

Des données observationnelles ont également suggéré que l'exposition postopératoire aux statines pouvait réduire le risque de reprise de prothèse, mais l'influence du délai d'exposition à la statine n'a pas été examinée.

Les chercheurs ont étudié 151.305 patients ayant reçu une arthroplastie totale de la hanche ou du genou, issus d'une base de données clinique basée sur la population. Parmi eux, 37,7% avaient été exposés à des statines au cours du suivi, et 2,3% ont été concernés par une reprise de prothèse.

Dans une analyse ajustée en fonction d'un score de propension, l'exposition aux statines était associée à un risque significativement réduit de 18% de reprise de prothèse.

Le risque était réduit de 18% lorsque la statine avait été initiée dans l’année suivant l'arthroplastie, et de 24% lorsqu'elle avait été initiée entre 1 et 5 ans après l'intervention. En revanche, une exposition débutée plus de 5 ans après la pose de prothèse n'était pas associée au risque de reprise.

Par ailleurs, les participants exposés pendant plus de 5 ans aux statines avaient un risque significativement réduit de 26% de reprise de prothèse par rapport à ceux exposés pendant moins d'un an.

Les mécanismes expliquant l'association entre statine et risque de reprise chirurgicale ne sont pas encore bien connus, mais ils ne semblent en tout cas pas reposer uniquement sur un effet sur l'ostéo-intégration de la prothèse primaire (connexion structurelle et fonctionnelle directe entre l'os vivant et la surface de la prothèse), qui se déroule essentiellement dans la période postopératoire précoce, avant 1 an, commentent les auteurs.

Source : APM International

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