Infarctus et choc cardiogénique : mortalité augmentée avec l'assistance ventriculaire vs ballon intra-aortique

Publié le jeudi 28 juillet 2022
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WASHINGTON, 22 juillet 2022 - Le traitement de l'infarctus du myocarde compliqué par un choc cardiogénique par assistance ventriculaire gauche micro-axiale est associé à une mortalité supérieure par rapport au ballon de contrepulsion intra-aortique, confirme une étude observationnelle américaine publiée par le JAMA Internal Medicine.

La contrepulsion intra-aortique a été longtemps le traitement de référence du choc cardiogénique, mais en raison d'un bénéfice incertain, il tend à être supplanté par l'utilisation d'une assistance ventriculaire gauche.

Mais les études randomisées comparant les deux techniques sont limitées, alors que des études rétrospectives ont suggéré que les résultats de l'assistance ventriculaire seraient moins bons, ces travaux ayant toutefois aussi des limites.

Elliott Miller, de la Yale School of Medicine, à New Haven, et ses collègues, ont conduit une nouvelle étude observationnelle pour clarifier cette question.

Au sein d'une cohorte de 3 077 patients avec un infarctus du myocarde compliqué par un choc cardiogénique subissant une intervention coronaire percutanée, ils ont comparé deux groupes de chacun 817 patients, appariés selon leurs caractéristiques, traités par assistance ventriculaire gauche dans un groupe, et par contrepulsion intra-aortique dans un autre.

La mortalité hospitalière était significativement plus élevée chez les patients traités par assistance ventriculaire gauche, de 36,2 %, alors qu'elle était de 25,8 % dans le groupe traité par contrepulsion intra-aortique.

C'était également le cas de la mortalité à 30 jours (40,1 % contre 28,3 %) et à un an (58,9 % contre 45 %).

L'assistance ventriculaire était aussi associée à un risque hémorragique plus élevé à 30 jours (19,1 % contre 14,5 %) et à un an (29,7 % contre 24,3 %), ainsi qu'à un risque supérieur de traitement de suppléance rénale à un an (18,1 % contre 10,9 %).

L'assistance ventriculaire était également plus coûteuse.

Les auteurs concluent qu'il y a un "besoin urgent" d'études randomisées ayant la puissance suffisante pour clairement identifier le traitement le plus efficace pour chaque patient, dans une situation où l'évolution reste mauvaise.

(JAMA Internal Medicine, publication en ligne du 18 juillet)

 

Source: APMnews

Mots clés: Coronaire Coronaire

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