Baisse majeure de la mortalité cardiaque chez les diabétiques de type 2 (étude danoise)

Publié le lundi 30 août 2021
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WASHINGTON, 19 août 2021 (APMnews) - Le risque d'infarctus du myocarde et la mortalité cardiaque ont diminué de façon massive chez des diabétiques de type 2 inclus entre 1996 et 2011 et suivis chacun durant sept ans, selon une étude épidémiologique danoise publiée par Diabetes Care.

Un bénéfice dû principalement à l'amélioration des traitements de prévention cardiovasculaire de ces patients, selon Christine Gyldenkerne de l'hôpital d'Aarhus et ses collègues.

Les chercheurs ont étudié une population de 209.311 patients ayant eu un diagnostic de diabète de type 2, sans maladie cardiovasculaire au départ, qui ont été séparés en 4 cohortes selon l'année de diagnostic (1996-99, 2000-03, 2004-07 et 2008-2011). Leur risque d'infarctus, de décès cardiaque et de décès toutes causes a été étudié pour chaque patient sur une période de sept ans.

Entre la première et la dernière période, le risque d'infarctus sur sept ans est passé de 6,9% à 2,8%, soit une baisse de risque de 61%, ont calculé les chercheurs.

La mortalité cardiaque a chuté de 7,1% à 1,6%, soit une baisse de risque de 77%.

La mortalité globale a baissé de 28,9% à 16,8%, soit une réduction de 32%.

Les chercheurs ont aussi constaté que les infarctus et la mortalité cardiaque et toutes causes avaient diminué durant la même période dans la population générale, mais l'ampleur de la baisse était moindre. Et progressivement, les risques de ces événements chez les diabétiques s'approchent des risques de la population générale.

Ainsi, l'écart de risque d'infarctus entre les diabétiques et la population générale était de 3,3 points en 1996-99 (et le risque relatif était presque doublé) et n'était plus que de 0,8 point en 2008-2011 (le risque relatif n'était plus augmenté que de 29%). L'écart de risque de décès cardiaque est passé de 2,7 points à 0,5 point. L'écart de mortalité toutes causes est passé durant cette période de 12 ans de 10,6 points à 6 points.

Pour les chercheurs danois, c'est lié à l'augmentation de la prescription de traitements de prévention cardiovasculaire à ces diabétiques sans maladie cardiovasculaire au départ, durant la période étudiée. Notamment, la prise de statines est passée de 5% à 60%, et il y avait aussi des augmentations de consommations de bêta-bloquants, de bloqueurs du système rénine-angiotensine, d'antagonistes calciques et d'aspirine.

Pour les statines, ils ont pu établir que leur initiation précoce permettait de diminuer de 20% le risque d'infarctus, de 18% la mortalité cardiaque et de 32% la mortalité toutes causes chez ces diabétiques de type 2.

Les auteurs indiquent que leur étude est "la première étude à l'échelle d'un pays documentant une telle réduction de risque parmi les patients ayant un diagnostic de diabète de type 2 récent" et que ces résultats confortent d'autres travaux dans d'autres pays, confirmant le bénéfice des traitements de prévention cardiovasculaire dans cette population à risque élevé.

Source: APMnews

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