Arrêt cardiaque extra-hospitalier: les anti-arythmiques pourraient être moins efficaces en intra-osseux

Publié le mercredi 22 janvier 2020
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APM news

WASHINGTON, 21 janvier 2020 (APMnews) - L'amiodarone et la lidocaïne administrées après un arrêt cardiaque extra-hospitalier réfractaire aux chocs semblent efficaces par voie intraveineuse, mais pas par voie intra-osseuse, suggère une étude américaine et canadienne publiée dans Circulation.

L'efficacité des anti-arythmiques sur la survie globale après un arrêt cardiaque extra-hospitalier dû à une arythmie ventriculaire réfractaire aux chocs n'a pas été démontrée, mais on ne sait pas si cela pourrait être influencé par la voie d'administration, soulignent Mohamud Daya de l'Oregon Health & Science University à Portland et ses collègues.

Au sein d'un essai randomisé contre placebo comparant amiodarone et lidocaïne dans ce type d'arrêt cardiaque, les patients ont également été stratifiés en fonction de la voie d'administration, intraveineuse ou intra-osseuse.

Sur 3.019 patients randomisés, 2.358 ont reçu un anti-arythmique ou un placebo par voie intraveineuse et 661 patients par voie intra-osseuse. Les 2 groupes présentaient quelques différences initiales, en termes de sexe, de délai d'arrivée des premiers secours, de certaines caractéristiques de la réanimation cardio-pulmonaire, mais étaient similaires sur les autres caractéristiques initiales, comme le délai d'administration de l'anti-arythmique.

Le taux de patients sortis en vie de l'hôpital était de 23%. Par rapport au placebo, les chances de survie étaient significativement améliorées chez les patients ayant reçu l'amiodarone IV (+26%) ou la lidocaïne IV (+21%), tandis qu'elles ne l'étaient pas avec la voie d'administration intra-osseuse.

La survie jusqu'à l'arrivée à l'hôpital était également plus élevée avec la voie intraveineuse mais pas avec la voie intra-osseuse.

Il n'y avait pas de différence de résultats entre les placebos administrés par voies intraveineuse et intra-osseuse, ce qui indique que la voie d'accès elle-même n'est pas associée au pronostic, soulignent les auteurs.

La puissance de l'étude ne permettait pas d'évaluer les interactions entre médicaments intraveineux et intra-osseux, qui n'apparaissaient pas significatives ici.

"Ces résultats signalent l'importance potentielle de la voie d'administration des médicaments au cours de la réanimation, qui mérite d'autres recherches", concluent les auteurs.

Source: APMnews

 

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