AVC: bénéfice maintenu sur au moins 5 ans d'un taux cible de LDL-cholestérol en-dessous de 0,7 g/L

Publié le mardi 25 février 2020
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LOS ANGELES, WASHINGTON, 21 février 2020 (APMnews) - Maintenir un taux cible de LDL-cholestérol en-dessous de 0,7 g/L au lieu de 1 g/L a un bénéfice qui persiste pendant au moins cinq ans en prévention secondaire des accidents vasculaires ischémiques (AVC), avec un événement vasculaire majeur évité sur quatre, selon des données françaises publiées dans Stroke pour coïncider avec leur présentation en session late-breaking jeudi à l'International Stroke Conference (ISC) à Los Angeles.

Ces résultats sont dérivés d'une première étude franco-coréenne TSL qui avait montré l'avantage d'une stratégie de prévention secondaire ciblant un taux de LDL-cholestérol inférieur à 0,7 g/L.

Mais dans ses recommandations, l'American Heart Association/American Stroke Association (ASA) préconise un traitement "intensif" par statine après un AVC ischémique d'origine athérosclérotique sans spécifier de taux cible en raison d'études insuffisantes, rappellent le Pr Pierre Amarenco de l'hôpital Bichat à Paris (AP-HP) et ses collègues.

Une précédente étude, SPARCL, avait montré une diminution du risque de récidive d'AVC de 16% à 4,9 ans de suivi chez des patients traités par atorvastatine à 80 mg/j en prévention secondaire par rapport à un placebo et de 28% en particulier pour ceux qui avaient atteint un taux de LDL-cholestérol inférieur à 0,7 g/L par rapport à ceux qui étaient à 1 g/L ou plus.

Initialement dans l'étude TSL, 2.860 patients français et coréens ayant fait un AVC ischémique ou un accident ischémique transitoire (AIT) d'origine athérosclérotique ont été randomisés entre un taux cible de LDL-cholestérol de 0,7 mg/L et 1 mg/L à atteindre par statine à la discrétion de l'investigateur, en monothérapie ou en association avec l'ézétimibe ou un autre médicament.

Le Pr Pierre Amarenco a présenté les résultats d'une analyse exploratoire des données de suivi à 5,3 ans en médiane pour la cohorte des 2.148 patients français, avec un taux de LDL-cholestérol moyen à 0,66 g/L dans le groupe assigné au taux cible de 0,7 g/L et à 0,96 g/L pour l'autre.

Les autres cibles de prévention secondaire étaient également atteintes, notamment la pression artérielle, l'arrêt du tabac et le contrôle du diabète.

Le critère principal d'évaluation était la survenue d'événements vasculaires majeurs tels qu'un AVC ischémique ou d'origine indéterminée, un infarctus du myocarde, une revascularisation coronarienne en urgence après angor instable, une revascularisation de la carotide en urgence après un AVC ainsi qu'un décès vasculaire.

A 5,3 ans en médiane, un événement vasculaire majeur est survenu chez 9,6% des patients avec un taux cible de LDL-cholestérol à 0,7 g/L et 12,9% dans le groupe à un taux cible à 1 g/L.

Selon l'analyse ajustée des données, la diminution du taux de LDL-cholestérol en-dessous de 0,7 g/L est associée à une réduction significative du risque d'événement vasculaire majeur à 5,3 ans de 26% par rapport à un taux cible à 1 g/L, soit un événement évité sur quatre.

En outre, le risque d'hémorragie intracrânienne n'était pas accru parmi les patients dont le taux de LDL-cholestérol était abaissé en-dessous de 0,7 g/L.

Source: APMnews

Mots clés: Prévention Prévention

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