Prophylaxie anti-Oslérienne : ne faudrait-il pas faire retour arrière ?

Publié le mercredi 14 novembre 2018
dans

AHA 2018
Congrès AHA 2018

Les dernières recommandations AHA 2017 de prévention de l’endocardite en cas de cardiopathies ne maintenaient l’antibioprophylaxie qu’en cas de cardiopathies à haut risque, délaissant les cardiopathies à risque d’endocardite modéré ou faible.

Ces données issues de l’assurance maladie américaine MEDICARE entre 2003 et 2015 et portant sur 198 522 665 patients-années montrent que l’application probable de ces recommandations sont associées à une augmentation significative de 64% de non prescription d’antibioprophylaxie en cas de risque modéré et de 20% (en cas de risque élevé, et de 52% en cas de risque faible. Cela va de pair avec une augmentation de 75% de l’incidence d’endocardite infectieuse chez les sujets à risque modéré et de 177% chez les sujets à risque élevé, sans effet significatif en cas de risque faible.

Difficile de conclure à une relation de cause à effet avec certitude, mais très troublant tout de même…

Référence

Schwartz GG, NEJM 2018

Toute l'actualité de l'AHA 2018