Une nouvelle cible thérapeutique potentielle contre l'hypercholestérolémie

Publié le lundi 11 juin 2018
dans

WASHINGTON, 8 juin 2018 (APMnews) - Un variant du gène LIMA1 est associé à de faibles taux de LDL-cholestérol et une absorption réduite du cholestérol, rapportent des chercheurs chinois dans Science, proposant une nouvelle piste thérapeutique contre l'hypercholestérolémie.

Un taux élevé de LDL-cholestérol est associé à un risque cardiovasculaire accru, et malgré les traitements disponibles pour réduire le LDL-cholestérol, la prévalence des maladies cardiovasculaires poursuit sa croissance et de nombreuses personnes sont intolérantes à ces traitements ou ne parviennent pas à atteindre les objectifs en termes de taux de LDL-cholestérol. De nouvelles cibles thérapeutiques sont donc nécessaires, soulignent les auteurs.
Ying-Yu Zhang de l'University of Chinese Academy of Sciences à Shanghaï et ses collègues ont étudié une famille chinoise d'ethnie kazakh présentant comme caractère héréditaire un faible taux de LDL-cholestérol et une absorption réduite du cholestérol. Ils ont identifié chez ses membres un variant rare du gène LIMA1, connu également sous le nom d'EPLIN ou SREBP3.
La fonction de ce gène dans le métabolisme lipidique n'a pas encore été décrite à ce jour, notent les auteurs.
En travaillant ensuite chez la souris, ils ont observé que LIMA1 s'exprimait principalement dans le petit intestin et était localisé dans la bordure en brosse. Son rôle consiste à faire le lien entre la protéine NPC1L1, essentielle pour l'absorption du cholestérol, et un complexe de transport contenant la myosine Vb, facilitant ainsi l'absorption du cholestérol.
Comme chez l'homme, les souris déficientes en protéine Lima1 montraient une absorption réduite du cholestérol et étaient résistantes à une hypercholestérolémie induite par le régime alimentaire.
"L'inhibition de LIMA1 pourrait fournir une nouvelle piste pour traiter l'hypercholestérolémie", concluent les auteurs.
(Science, 8 juin, vol 360 n°6393, p1087-1092)

 

Source : APM International

Mots clés: Génétique Génétique

Dépêche précédente

Quelle est la place du Clopidogrel en post TAVI en 2018 ?

Dépêche suivante

Confusion mentale postopératoire : le déclin cognitif revient presque à la normale 1 an après

0 commentaire — Identifiez-vous pour laisser un commentaire