Post-infarctus: IEC et ARA II réduisent la mortalité avec ou sans fibrillation atriale

Publié le vendredi 14 avril 2017

WASHINGTON, 14 avril 2017 (APMnews) - L'administration d'inhibiteurs de l'enzyme de conversion (IEC) ou d'antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II (ARA II) après un infarctus est associée à une réduction de la mortalité aussi chez les patients présentant une fibrillation atriale, mais ne prévient pas la survenue d'une fibrillation atriale chez les patients exempts de cette maladie, montre une étude suédoise publiée dans le Journal of the American Heart Association (JAHA).

Le bénéfice des IEC ou ARA II post-infarctus chez les patients ayant une fibrillation atriale est encore indéterminé, et on ne sait pas non plus si ces traitements sont bénéfiques en amont pour la prévention de la fibrillation atriale de novo post-infarctus, soulignent Gorav Batra du centre de recherches cliniques d'Uppsala (Suède).

Ils ont examiné les données des patients hospitalisés pour un infarctus aigu entre 2006 et 2012, identifiés dans les registres suédois. Parmi eux, 11.489 présentaient aussi une insuffisance cardiaque congestive et une fibrillation atriale à la fois, 31.676 présentaient une insuffisance cardiaque sans fibrillation atriale, 10.066 présentaient une fibrillation atriale sans insuffisance cardiaque, et 59.417 n'avaient ni insuffisance cardiaque ni fibrillation atriale.

A la sortie de l'hôpital, 74% des patients recevaient un IEC ou un ARA II.

Ces médicaments étaient associés à une réduction statistiquement significative de la mortalité de toute cause à 3 ans dans les 4 catégories de patients: ce risque était réduit de 25% chez les patients avec insuffisance cardiaque et fibrillation atriale, de 35% avec une insuffisance cardiaque seule, de 18% avec une fibrillation atriale seule, et de 24% en l'absence d'insuffisance cardiaque et de fibrillation atriale.

En outre, chez les patients ayant une insuffisance cardiaque congestive, les IEC et ARA II étaient associés à une réduction du risque de récidive d'infarctus aigu, d'environ 25%, avec ou sans fibrillation atriale.

Chez les patients n'ayant pas de fibrillation atriale, ces médicaments n'étaient pas associés à une réduction du risque de fibrillation atriale à 3 ans, qu'il y ait ou non une insuffisance cardiaque.

(JAHA, publication en ligne du 20 mars)

Réagissez ! Partagez votre opinion avec la communauté