Les sulfonylurées inégales face au risque cardiovasculaire et hypoglycémique

Publié le mercredi 13 septembre 2017
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WASHINGTON, 12 septembre 2017 (APMnews) - Le risque d’hypoglycémie, et non le risque cardiovasculaire, est plus élevé avec le glibenclamide et le glimépiride qu’avec le gliclazide, le glipizide et le tolbutamide, selon une étude parue dans Diabetes Care.

Plusieurs études observationnelles ont montré que les sulfonylurées étaient associées à un risque cardiovasculaire (cf dépêche du 03/05/2017 à 15:25) et à un risque d’hypoglycémie, rappellent Antonios Douros du Jewish General Hospital de Montréal (Canada) et ses collègues.

Cependant, si des études ont comparé les différentes sulfonylurées sur le critère de mortalité (cf dépêche du 19/06/2014 à 18:51), peu ont analysé le risque d’hypoglycémie ou d’événements cardiovasculaires au regard de leur durée d’action et de leur spécificité vis-à-vis des cellules pancréatiques bêta. Or, leur durée d’action diffère et certaines possèdent des récepteurs dans d’autres organes (notamment le coeur et les vaisseaux) comme c’est le cas du glibenclamide et du glimépiride. Tout cela peut avoir une incidence sur leur profil de risque.

Le Dr Douros et ses collègues ont donc analysé des données concernant 17.604 diabétiques dont le traitement de première ligne était une sulfonylurée, à l’aide des UK Clinical Practice Research Datalink, Hospital Episodes Statistics et Office for National Statistics Database.

Les sulfonulyrées non spécifiques de longue durée d’action (1.863 patients) ne sont pas parues associées à un sur-risque cardiovasculaire par rapport aux sulfonylurées de courte durée d’action (15.741 patients).

Les risques associés aux sulfonylurées non spécifiques étaient respectivement de 0,86 pour l’infarctus aigu, de 0,92 pour l’accident vasculaire cérébral (AVC) ischémique, de 1,01 pour le décès cardiovasculaire et de 0,81 pour la mortalité toute cause.

En revanche, le risque d’hypoglycémie sévère, ayant conduit à une hospitalisation, était, lui, 2,83 fois plus élevé sous sulfonylurées non spécifiques par rapport aux sulfonylurées spécifiques.

Le profil de risque n’était pas différent entre le glibenclamide et le glimépiride dans une analyse secondaire, notent les auteurs.
(Diabetes Care, édition en ligne du 1er septembre).

Source : APM International

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