Les AOD pourraient augmenter le risque d'atteinte rénale aiguë en cas de maladie rénale chronique avancée

Publié le jeudi 1 février 2018
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WASHINGTON, 31 janvier 2018 (APMnews) - Les anticoagulants oraux directs (AOD) pourraient être associés à une augmentation de risque d'atteinte rénale aiguë chez les patients présentant déjà une maladie rénale chronique à un stade avancé, par rapport à l'antivitamine K (AVK) warfarine, selon une étude pharmaco-épidémiologique américaine publiée dans le Journal of the American College of Cardiology (JACC).

A l'inverse, en cas de fonction rénale normale, les AOD auraient moins de risque d'atteinte rénale aiguë que la warfarine.

Jung-Im Shin de la Johns Hopkins University à Baltimore (Maryland) et ses collègues ont conduit une étude sur 3.206 patients traités par AOD (dabigatran [Pradaxa*, Boehringer Ingelheim], rivaroxaban [Xarelto*, Bayer] et apixaban [Eliquis*, Pfizer/Bristol-Myers Squibb]) pour une fibrillation atriale et le même nombre de patients traités par warfarine. Les patients étaient appariés selon un score de propension.

Au-dessus d'un débit de filtration glomérulaire de 60 ml/min/1,73 m², les AOD étaient associés à un risque plus faible de 21% d'atteinte rénale aiguë.

Entre 30 et 59 ml/min/1,73 m², seul le dabigatran était associé à un risque significativement moindre d'atteinte rénale aiguë que la warfarine.

Mais en-dessous de 30 ml/min/1,73 m², au contraire, le risque d'atteinte rénale aiguë était plus élevé de 31% avec les trois AOD. Cette élévation était toutefois non significative statistiquement.
Mais, soulignant le fait que le dabigatran notamment a été associé à des risques de saignement fatal chez les patients présentant une altération sévère de la fonction rénale, les chercheurs estiment que c'est un argument supplémentaire pour être prudent dans la prescription des AOD à ces patients.

(JACC, vol.71, n°2, p251-262)

Source : APM International

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