L'hypertension liée à la grossesse est associée à une pression systolique plus élevée chez l'enfant

Publié le mercredi 28 février 2018
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WASHINGTON, 22 février 2018 (APMnews) - Les enfants issus d'une grossesse compliquée d'une hypertension gravidique ou d'une pré-éclampsie présentent une pression artérielle systolique plus élevée, mais les autres facteurs de risque cardiométaboliques ne sont pas affectés, selon une étude américaine publiée dans Obstetrics & Gynecology.

Il existe de plus en plus d'éléments suggérant que la santé cardiométabolique des enfants issus de grossesses affectées par la pré-éclampsie est altérée dès l'enfance, avec notamment une pression artérielle plus élevée. Mais l'association avec des marqueurs cardiométaboliques autres que la pression artérielle est moins claire, soulignent Madeline Murguia Rice du George Washington University Biostatistics Center à Washington et ses collègues.

Leur étude prospective observationnelle a suivi 979 enfants examinés entre 5 et 10 ans afin de déterminer leurs facteurs de risque cardiométaboliques: pression artérielle, LDL-cholestérol, triglycérides, glycémie, insulinorésistance, tour de taille et indice de masse corporelle (IMC).

Parmi ces enfants, 7% étaient nés à terme d'une grossesse avec hypertension, et 84% étaient nés à terme d’une grossesse normotendue et constituaient le groupe de référence.

Par rapport au groupe de référence, les enfants nés à terme d'une grossesse associée à une hypertension avaient une pression systolique ajustée moyenne significativement plus élevée (104 mmHg contre 99 mmHg).

Les autres facteurs de risque cardiométaboliques n'étaient pas significativement différents entre les 2 groupes.

"Nos résultats suggèrent que les enfants nés de mères ayant souffert d'hypertension pendant la grossesse pourraient être candidats à des mesures régulières de leur pression artérielle, même s'ils ne sont pas en surpoids", concluent les auteurs.

Une autre étude, américaine également, publiée dans le Journal of the American Heart Association (JAHA) va dans le même sens. Elle a porté sur 1.097 enfants examinés autour de 8 ans, et montre qu'une pression systolique maternelle plus élevée en fin de grossesse et les complications hypertensives étaient associées à une pression systolique plus élevée chez l'enfant, mais paradoxalement une meilleure santé cardiométabolique en ce qui concernait les autres facteurs.

(Obstetrics & Gynecology, vol 131 n°2, p313-321; JAHA, publication en ligne du 30 janvier)

Source : APM International

Mots clés: Facteurs de risque Facteurs de risque

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