L'acarbose inefficace pour diminuer le risque cardiovasculaire chez des coronariens avec intolérance au glucose

Publié le jeudi 14 septembre 2017
dans

LISBONNE, 13 septembre 2017 (APMnews) - L'antidiabétique oral acarbose, donné à des patients présentant une maladie coronaire ainsi qu'une altération de la tolérance au glucose, n'a pas permis de diminuer le risque d'événement cardiovasculaire, dans une étude randomisée chinoise dont les résultats ont été présentés mercredi au congrès de l'European Association for the Study of Diabetes (EASD) à Lisbonne, et sont publiés en ligne par le Lancet Diabetes & Endocrinology.

L'étude STOP-NIDDM, publiée il y a une quinzaine d'années, avait montré qu'un traitement par cet inhibiteur de l'alpha-glucosidase chez des patients présentant une tolérance au glucose diminuée réduisait le risque de développer un diabète (cf dépêche du 14/06/2002 à 08:56). Mais une réduction du risque d'événement cardiovasculaire avait aussi été observée (cf dépêche du 23/07/2003 à 15:28), quoique sur un petit nombre d'événements, les patients inclus dans l'étude étant à faible risque, rappellent Rury Holman de l'université d'Oxford (Royaume-Uni) et ses collègues.

D'autre part, l'acarbose freine la progression de l'athérosclérose carotidienne. Et une méta-analyse de plusieurs études -non conçues pour cela- avait montré une réduction de risque cardiovasculaire.

C'est pourquoi l'étude ACE a été lancée, chez 6.522 patients coronariens avec une intolérance au glucose qui ont été randomisés entre l'acarbose et un placebo durant 5 ans.
Le risque de décès cardiovasculaires, infarctus du myocarde, accidents vasculaires cérébraux et admissions pour angors instables ou pour insuffisance cardiaque s'est élevé à 14% avec l'acarbose et 15% avec le placebo, ce qui n'était pas statistiquement différent.

Il n'y avait pas non plus de différence quand les différents composants du critère primaire étaient étudiés séparément.

La probabilité de développement d'un diabète a été diminuée, de 18% (13% contre 16% avec le placebo). C'était moindre que dans STOP-NIDDM (25% de baisse de risque), mais dans une population différente, notent les auteurs dans le Lancet Diabetes & Endocrinology.
(The Lancet Diabetes & Endocrinology, publication en ligne du 13 septembre)

Source : APM International

Mots clés: Médicament Médicament

Dépêche précédente

Les sulfonylurées inégales face au risque cardiovasculaire et hypoglycémique

Dépêche suivante

Diabète type 2: les événements cardiovasculaires diminués de 9%, non significativement, par l'exénatide hebdomadaire

0 commentaire — Identifiez-vous pour laisser un commentaire