Données post-marketing rassurantes sur les effets cardiovasculaires de la saxagliptine

Publié le jeudi 23 novembre 2017
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WASHINGTON, 21 novembre 2017 (APMnews) - Le suivi prospectif post-marketing à 5 ans de la saxagliptine (Onglyza*, AstraZeneca) ne montre pas de surrisque d’infarctus, selon une étude parue dans Diabetes Care.

La Food and Drug Administration (FDA) a développé depuis 2009 le programme Mini Sentinel, un nouvel outil de collecte en continu des données de facturation d’actes médicaux qui permet le suivi anonyme de millions de patients et la surveillance d’effets secondaires potentiels de médicaments entrant sur le marché.

Sengwee Toh de la Harvard Medical School et du Harvard Pilgrim Health Care Institute de Boston et ses collègues ont identifié, grâce à ce programme, 82.264 patients ayant initié un traitement par la saxagliptine à partit du 1er août 2009 -à savoir le lendemain de son entrée sur le marché américain- et toujours sous traitement en août 2014.

Ils les ont comparés à des patients traités par la sitagliptine (Januvia*, MSD), la pioglitazone, des sulphonylurées de deuxième génération ou insuline basale.
L’incidence d’infarctus du myocarde pour 1.000 personnes-années allait de 3,3 à 4 pour la saxagliptine. Elle était de 4,3 pour la sitagliptine, de 3,7 pour la pioglitazone, de 6,2 pour les sulphonylurées de deuxième génération et de 8,5 pour l’insuline basale.

A 5 ans, les probabilités de présenter un infarctus sous saxagliptine étaient toutes inférieures à 1 en l’absence d’ajustement à des facteurs confondants.
Après ajustement au score de risque de présenter un infarctus, elles étaient plus élevées mais aucune n’était significativement supérieure à 1: +8% par rapport à la sitagliptine, +11% par rapport à la pioglitazone, -21% par rapport aux sulphonylurées et -43% par rapport à l’insuline basale.

Une autre analyse, ajustée à un score de propension tenant compte de nombreux facteurs confondants, a donné des résultats identiques. Et ce, chez des patients avec ou sans antécédents cardiovasculaires, soulignent les auteurs.

Ces données sont cohérentes avec l’absence d’effet de la saxagliptine sur le risque cardiovasculaire observée dans l’essai SAVOR-TIMI-53 mené contre placebo (cf. dépêche du 19/06/2013 à 10:50). Elles rassurent donc encore un peu plus sur la sécurité d’emploi de la saxagliptine au regard du risque d’infarctus, jugent les auteurs.
(Diabetes Care, édition en ligne du 9 novembre)

Source : APM International

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